ENQUÊTE SUR LES COMMERCES
DU CENTRE-VILLE
Rapport d'enquête de VilleneuveC'Vous sur la situation du commerce de centre-ville à Villeneuve-sur-Lot
Dans un article de La Dépêche daté du 12 mai 2026, l'ancien patron de La Mine déplorait la désertification en marche du centre-ville de Villeneuve-sur-Lot et appelait à une vraie stratégie pour redonner vie à la place Lafayette. Aucune réponse officielle n'a été donnée à ce cri d'alarme, ni par voie de presse, ni aux conseils municipaux qui ont suivi. Villeneuve C'est Vous a donc décidé de mener une enquête portée par Christophe Maitre.
Notre objectif est de partir des atouts de Villeneuve-sur-Lot et de la vitalité que nous avons mesurée lors de nos échanges avec les parties prenantes. Mais nous considérons que la méthode Coué a des limites, qu'elle ne doit pas masquer les constats lucides et empêcher l'écoute active des principaux acteurs et l'élaboration de solutions d'avenir. Car la désertification des centres-villes, largement documentée au niveau national, n'est pas une fatalité. C'est ce que nous avons souhaité démontrer par notre enquête.
1. QUELQUES FAITS ET CHIFFRES
La situation du commerce de centre-ville à Villeneuve-sur-Lot est contrastée : le cœur de ville reste un pôle commercial important, mais il fait face à une vacance élevée et à une transformation profonde des habitudes de consommation.
≈ 19 %
de vacance commerciale, au-dessus de la moyenne nationale
-30 à -40 %
de chiffre d'affaires signalés par certains commerçants du cœur de ville
6 → 14 %
de vacance commerciale en France entre 2010 et 2024
- L'hypercentre compte un taux de vacance d'environ 19 %, supérieur à la moyenne nationale.
- La vacance augmente à mesure que l'on s'éloigne des rues les plus commerçantes, ce qui traduit une concentration progressive de l'activité sur quelques axes principaux.
- Le centre-ville voit son attractivité décliner avec un taux de commercialité en baisse, des départs importants et non compensés en 2026 et une offre de services relativement diversifiée mais qui ne se renouvelle pas.
Les difficultés rencontrées
- Les acteurs locaux pointent du doigt un manque de fréquentation du centre-ville, une concurrence forte des zones commerciales de périphérie, ainsi que le niveau des charges et du foncier.
- Plusieurs boutiques historiques et nationales ont fermé ou annoncé des cessations d'activité, à l'image de Carré Blanc et Etam Lingerie rue de Paris, de la boutique Belle et Bohème, ou encore du magasin Majos (dont la cessation est prévue pour fin 2026).
- Le manque d'offre alimentaire en centre-ville s'accroît, celle-ci étant davantage implantée sur les grands axes d'entrée de ville. À noter la récente fermeture de « la petite ferme ».
- Certains commerçants du cœur de ville (notamment rue Sainte-Catherine) signalent une baisse importante de leur chiffre d'affaires, parfois estimée entre 30 % et 40 % sur les derniers mois de l'année précédente et du premier semestre 2026.
- Les soldes d'été 2026 ont donné lieu à un bilan contrasté, pénalisé par des épisodes de fortes chaleurs.
- Le commerce en ligne est en forte progression.
De nouveaux outils qui n'ont pas montré leur efficacité
- Création du comité de centre-ville ;
- Volonté de réhabilitation des Halles ;
- Accompagnement des nouvelles ouvertures (artisanat, restauration, commerces spécialisés).
En parallèle, les opérations de rénovation de l'habitat (OPAH-RU), qui cherchent à ramener des habitants dans le centre ancien, ont pris du retard ; or la vitalité commerciale dépend aussi de la présence d'une population résidente.
Une situation comparable aux autres villes moyennes
Le cas de Villeneuve-sur-Lot s'inscrit dans une tendance nationale. En France, le taux de vacance commerciale des rues commerçantes est passé d'environ 6 % en 2010 à près de 14 % en 2024, ce qui a conduit l'État à lancer de nouvelles mesures de soutien aux centres-villes en 2025.
2. NOS PRINCIPAUX CONSTATS ET AXES D'AMÉLIORATION
A. Un pilotage commercial inefficace : le comité de centre-ville n'a pas fait la preuve de son utilité
Il existait une très dynamique association de commerçants à Villeneuve-sur-Lot. Le comité de centre-ville a repris le pilotage de l'animation commerciale sous l'égide de la Mairie et l'association semble peu sollicitée. La plupart des commerces de centre-ville n'y sont plus, les échanges sont au point mort et les décisions se prennent à la Mairie.
Ce qui manque à Villeneuve est une association de commerçants disposant d'une autonomie de gestion et capable de travailler avec la Mairie d'égal à égal.
Certains commerçants développent des projets individuels (comme la Guinguette des coquillages), avec leurs propres moyens, parfois avec l'office du tourisme, parfois avec l'aide de la Mairie. Mais la synergie de trois acteurs autonomes et responsables, qui permettrait un véritable essor collectif et créatif, est actuellement empêchée par une mainmise excessive de la Mairie, toute puissante sur le sujet et insuffisamment à l'écoute.
En conséquence, plusieurs constats :
- Noël reste le moment phare plutôt réussi pour le centre-ville.
- Des manifestations excentrées n'apportent rien au centre-ville, comme la feria gourmande, Halloween à Rogé, l'aérofestival…
- Des manifestations intra-muros qui n'ont pas assez d'impact sur les commerces de centre-ville :
- les concerts de l'été, qui font venir un public de tout le département qui vient au concert, consomme à la buvette sur place et s'en va sans aucune retombée locale ;
- une animation de Pâques avec des évènements peu élaborés (lancers d'œufs de Pâques à la foule) et ayant peu d'impact sur les commerçants ;
- un salon du livre qui ne bénéficie pas suffisamment aux commerces du centre ville ;
- des marchés gourmands dont la mairie a dû réduire la fréquence sans savoir les articuler avec la restauration du centre-ville.
- De surcroît, un besoin de formation important est généré par des situations de plus en plus complexes à régler (législation, recherche d'aides, formalités administratives…). Un soutien concernant la pratique d'internet et des réseaux sociaux est à développer pour les commerçants qui ont du mal à accéder à ces outils devenus indispensables.
- Intégrer les services de click & collect, la réservation en ligne et la valorisation numérique des stocks de centre-ville.
Une association de commerçants autonome serait plus à même de rassembler les initiatives et propositions de ses membres et pourrait mieux négocier avec la Mairie les retombées potentielles sur le centre-ville en coordonnant des manifestations commerçantes complémentaires ou des offres intégrées. On peut aussi imaginer plusieurs associations, une par rue par exemple, pour créer des évènements festifs très localisés ou aménager et décorer la rue (cf. le bal-marché du marché couvert ou la rue Molinié à Agen).
B. La maison du commerce n'est pas à la hauteur des ambitions de Villeneuve-sur-Lot
Créée en 2013 et abandonnée progressivement sans véritable management, la maison du commerce est à l'image de la politique commerciale de centre-ville.

Horaires d'ouverture : lundi de 14h00 à 18h00 ; du mardi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00 ; samedi de 9h00 à 12h30.
- Aucune communication à jour sur Internet sur l'activité de cette maison du commerce. Sur le site de la CAGV, l'article sur la maison du commerce date de 2019. Alicia Ho est annoncée à sa tête depuis 2013. La rubrique n'a pas été rafraîchie alors que Mme Ho est devenue entre-temps la responsable des offices du tourisme du Villeneuvois.
- La façade est défraîchie. Il y a des bottes de paille à l'intérieur. La vitrine de l'attractivité commerciale du centre-ville est manifestement devenue un lieu de stockage pour la mairie.
- Le site marchand internet www.achetezenvilleneuvois.com est encore accessible mais peu opérationnel et attractif :
- très peu de références ;
- rien de typiquement villeneuvois, on trouve quasiment tout en supermarché ;
- aucune tonalité villeneuvoise ni recherche de singularité ;
- essai d'achat d'un ballotin de chocolats Leonidas : le processus d'achat n'est pas opérationnel ;
- plus généralement, quand on met un article dans le panier, le processus s'arrête très rapidement (erreur de page).
Nos questions sur ce sujet : nous aimerions disposer du rapport d'activité de ce service. Combien coûte-t-il ? Vitrine de la politique d'attractivité du centre-ville, comment expliquer un tel abandon et un tel manque d'initiatives ? Un rapport d'activité sur le poste de manager de centre-ville serait également utile pour mesurer les outils dont dispose ce chargé de mission au service du développement de l'attractivité commerciale, ainsi que les actions entreprises.
C. La place Lafayette, joyau de la ville, est délaissée, à commencer par un plan de circulation et d'accessibilité erratique et inefficace
C'est le point de départ de notre enquête (voir l'article de La Dépêche du 12 mai 2026). Force est de constater que le centre-ville en général n'est pas mis en valeur par le plan de circulation et de stationnement. Si l'on considère la ceinture des boulevards, rien n'indique à un visiteur les accès vers le centre-ville et la place Lafayette.
- L'arrivée par la rue des Cieutats, dont la rénovation s'éternise, reste bouchée côté théâtre par des plots alors que le restaurant qui bloquait la rue a fermé.
- Les entrées par la rue de la Fraternité sont mal indiquées, avec des traversées en provenance de Saint-Cyr peu sécurisées.
- Les entrées en provenance du boulevard de la Marine ne sont pas non plus très engageantes (trottoirs défoncés, commerces vides…).
- Une rive gauche totalement délaissée, qui pourrait être une partie vivante du centre-ville en connexion active avec la rive droite.
- Des berges du Lot qui pourraient constituer le deuxième joyau attractif, mais dont les aménagements, points de vue et accès restent peu engageants (notamment par le musée Gajac ou par les escaliers côté rive gauche).
La politique de stationnement n'est pas assez lisible et ne permet pas une bonne alimentation de la fréquentation du centre. Elle pénalise également les livraisons pour les commerçants eux-mêmes (trop souvent victimes de contraventions).
Le contre-exemple réside dans le dispositif de Noël. Grâce aux illuminations, le centre-ville devient le point de convergence des visiteurs, avec des axes qui mènent de l'extérieur vers le cœur de ville. Il faudrait retrouver un mode de signalétique permanent sur ce modèle tout au long de l'année.
En conclusion, le choix entre un centre-ville piétonnisé et mis en valeur pour attirer la clientèle potentielle, locale et touristique, et un centre-ville accessible en voiture et pratique pour accéder aux commerces n'a pas été fait. L'entre-deux ne satisfait ni les commerçants, ni leurs clients de moins en moins nombreux.
3. NOS PROPOSITIONS POUR ALLER PLUS LOIN
A. Une prise en compte ciblée de la clientèle de centre-ville, dans toute sa diversité, permettrait une meilleure adaptation de l'offre
Les premières remontées recueillies sur le terrain dessinent quelques pistes :
- une clientèle locale fidèle qui vieillit, qui se renouvelle peu et qui demande une accessibilité du centre-ville ;
- une clientèle touristique importante mais peu prise en compte dans l'animation commerciale ;
- les travailleurs de centre-ville, qui pourraient être incités à utiliser les commerces de centre-ville (la mairie pourrait donner l'exemple avec des bons d'achat et jouer un effet d'entraînement) ;
- le jeudi, particulièrement désert, qui pourrait faire l'objet d'animations commerciales ciblées comme un marché de 18h animé avec les commerçants ;
- l'attractivité des marchés, qui pourrait être mise en péril par la facturation électronique (venir en aide aux commerçants pour préserver la diversité du marché) ;
- combler un manque d'offre pour des repas collectifs d'entreprises, de clubs sportifs ou d'employés municipaux ;
- mettre en place une véritable stratégie commerciale qui analyse les besoins et qui permette de mettre en place une offre adaptée.
Il faut écouter les propositions des commerçants eux-mêmes. Ils connaissent leur clientèle et pourraient établir collectivement une carte des besoins à satisfaire. Cette démarche pourrait être complétée par une étude auprès de la clientèle, subventionnée par la ville et menée par l'association des commerçants.
B. Une taxe sur les friches commerciales destinée à faire baisser les prix de location excessifs et à encourager la vente de locaux vides
Il est intéressant de voir ce que d'autres communes ont mis en place pour lutter contre ce phénomène :
- Le conseil municipal d'Orthez a adopté une taxe sur les friches commerciales. Un dispositif qui ambitionne de lutter contre la vacance des locaux commerciaux en ville (celle-ci s'élève en effet encore à 17 % contre 12 % en moyenne dans les villes de strate équivalente). Ce dispositif a été complété par des leviers d'incitation permettant aux propriétaires de relouer ou de vendre leur bien. Enfin, le permis de jardiner encourage riverains et commerçants du cœur de ville à l'embellir de plantations.
- De nombreuses villes ont déjà adopté une taxe sur les logements vides afin de repeupler le centre-ville (Sarlat, Coutras, Saint-Nexans, Tonneins…). Agen vient d'augmenter sa propre taxe sur les logements vacants en la passant au maximum autorisé. Villeneuve-sur-Lot pourrait suivre cet exemple lors du prochain vote du budget 2027.
- À noter également le projet de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'une pépinière commerciale à Agen. La chambre consulaire s'est mise en quête d'un local à acheter dans le centre agenais. Suivra une commission de sélection, en lien avec l'agence du commerce, entre différents porteurs de projets. Le candidat retenu aura environ un an pour tester son concept, avec un loyer minoré. Une fois les quatre saisons passées, le projet sera déclaré viable s'il rencontre sa clientèle et peut voler de ses propres ailes. Mais l'incubation ne durera pas plus de dix-huit mois afin que l'espace tourne.
Pour favoriser l'installation de nouveaux commerces dans le centre-ville de Villeneuve-sur-Lot, nous préconisons une politique qui réduit les charges pendant les premières années d'activité, tout en aidant les commerçants à financer leurs travaux et à trouver un local adapté. Ces dispositifs doivent aller au-delà de l'aide actuelle accordée par la CAGV à la création d'entreprise dans les centres-villes et centres-bourgs de l'agglomération. Il ne s'agit donc pas seulement de créer de nouvelles aides, mais d'accompagner les projets émergents et de savoir si les dispositifs actuels sont suffisamment accessibles, connus et efficaces.
Six mesures financières à étudier
La CAGV pourrait intervenir sur plusieurs leviers, dont certains relèvent de la commune, d'autres de l'agglomération, et plusieurs nécessitent un partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine.
01
Aide au premier loyer
Prendre en charge 50 % du loyer pendant 12 mois, avec un plafond de 400 € par mois.
Objectif : réduire le risque financier du démarrage.
02
Subvention aux travaux
Financer 30 % des travaux éligibles, plafonnés à 10 000 € d'aide.
Objectif : réhabiliter les locaux et améliorer leur attractivité.
03
Exonération de CFE
Étudier une exonération facultative pour les créations ou extensions éligibles, dans le cadre légal.
Objectif : alléger les charges fiscales.
04
Boutique à l'essai
Proposer un local à loyer réduit pendant 6 à 12 mois.
Objectif : tester une activité avant une installation durable.
05
Prêt d'honneur
Mobiliser des prêts à taux zéro de 5 000 à 15 000 €, selon les dispositifs partenaires.
Objectif : renforcer les fonds propres du commerçant.
06
Aide à la transmission
Financer une partie des frais d'accompagnement et de modernisation lors d'une reprise.
Objectif : éviter les fermetures définitives.
En contraignant d'un côté (taxe et règlement) et en accompagnant de l'autre (exonération et aides ciblées), le but est d'agir avec pédagogie et efficacité. C'est aussi une occasion de miser sur des entrepreneurs locaux porteurs de projet et nécessitant un petit coup de pouce pour se lancer.
C. Miser sur l'artisanat pour revitaliser le centre-ville tout au long de l'année
Lors de la campagne municipale, Villeneuve C'est Vous avait proposé de revitaliser le centre-ville de Villeneuve-sur-Lot en s'appuyant sur son patrimoine historique de bastide. L'objectif était également de créer un écosystème économique durable centré sur les métiers d'art et la culture, afin de lutter contre la désertification commerciale, de valoriser l'authenticité du territoire, de créer des emplois pérennes et de renforcer l'attractivité touristique et résidentielle de la commune.
À noter qu'une initiative a été montée en 2023 autour d'un parcours des métiers d'art avec une trentaine d'ateliers de l'agglomération. Mais la Mairie n'avait pas suffisamment soutenu le projet et sa communication. L'opération n'a pas eu l'ampleur escomptée et les bonnes volontés ont été découragées de poursuivre l'année suivante.
D. Réfléchir la convivialité de la ville par le commerce et au-delà
Pour cette dernière partie, nous souhaitons élargir notre propos : une ville n'est pas une entreprise. C'est avant tout un espace de lien et de vivre-ensemble. L'approche ne peut se limiter à des opérations de marketing ou de communication. La sociologie nous invite à voir plus loin, à penser la convivialité comme facteur d'attractivité pour faire sortir de chez eux des habitants de plus en plus cloîtrés dans leur univers domestique, entre la télévision et les réseaux sociaux, en peine de socialisation et isolés par la décroissance du pouvoir d'achat.
- Témoignage d'une cliente âgée qui fréquente la librairie car elle ne voit plus personne.
- Témoignage de ces femmes âgées qui ne sortent plus dans un bistrot mais qui rêveraient de s'y retrouver pour un thé.
- S'inspirer de l'exemple des bars de centre-ville qui savent organiser la convivialité.
- Ouvrir la ville entre midi et deux une fois par semaine.
- Organiser des formules petits-déjeuners + courses.
- Favoriser les animations locales par les associations de quartier (la mairie a récemment refusé la location des Haras pour une journée citoyenne organisée par « Un souffle nouveau »).
En conclusion, nous ne parlons pas de marketing ou de manager, mais de connaissance des habitants et de capacité à redonner au centre-ville son rôle de lieu d'échanges et de vivre-ensemble, dans la diversité et l'accessibilité pour toutes et tous.
4. CONCLUSION GÉNÉRALE
Nous sommes tous fiers de notre bastide, mais il ne suffit pas de décréter la bastide enchantée et d'agir seul : il faut aussi tenir compte des réalités et s'appuyer sur les acteurs de terrain. Un rapport du Sénat déposé le 1er juillet 2026, « Face à la décommercialisation, réinventer le commerce physique », déclarait la mobilisation générale sur le sujet.
À l'issue de nos travaux d'enquête, nous avons identifié plusieurs axes essentiels à prendre en compte de toute urgence :
- La nécessité de mettre en place une association de commerçants autonome par rapport à la Mairie, qui puisse négocier d'égal à égal avec l'office du tourisme et les services de la Mairie.
- L'urgence de définir un plan de circulation et de stationnement qui mette en valeur le centre-ville, qui soit au service des utilisateurs et qui harmonise l'équilibre et la visibilité des parties piétonnes et des parties accessibles en voiture.
- L'utilité d'un retour d'expérience sur les outils existants et d'une relance des initiatives pour accompagner les commerçants avec des moyens efficaces et novateurs (reprise en main de la maison du commerce, analyse des clientèles de centre-ville, formations et accompagnements accrus des acteurs clefs, mise en place d'aides ciblées et sur mesure…).
- L'importance de mettre en place des politiques plus globales (artisanat, convivialité, pépinière commerciale…) en s'inspirant des projets menés dans les villes voisines et des propositions des forces vives de la cité.
Les énergies, les idées, les compétences sont là. Nous espérons, avec cette étude, avoir démontré que la lente dégradation de la situation commerciale et sociale de Villeneuve n'est pas une fatalité. Nous serons très vigilants pour qu'au-delà des déclarations de principe, des mesures concrètes et immédiatement mesurables par tous les acteurs concernés puissent être prises dans les prochains mois. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous sur le sujet pour mesurer les progrès accomplis. C'est le rôle de l'opposition et nous comptons bien le tenir.