

Le maire de Villeneuve supprime la diffusion en direct des conseils municipaux. VilleneuveC’Vous répond : la démocratie locale ne se négocie pas.
Le conseil municipal est, par nature, une séance publique. La retransmission en direct ne modifie pas cette publicité ; elle la rend simplement accessible à tous les habitants, y compris à ceux qui travaillent, sont âgés, en situation de handicap ou ne peuvent pas se déplacer.
La démocratie locale ne se limite pas à ouvrir les portes de cette salle. Elle consiste aussi à permettre au plus grand nombre de suivre les débats qui engagent leur quotidien.
« Il y aurait des risques de sécurité ? » Très bien. Mais lesquels précisément ? Ont-ils fait l’objet d’une analyse ? Supprimer la diffusion est la mesure la plus restrictive. En démocratie, lorsqu’une liberté ou un droit d’accès à l’information est limité, chacun est en droit d’attendre une justification précise, objective et proportionnée.
La transparence ne fragilise pas la démocratie ; elle la renforce. La confiance des citoyens se construit par l’ouverture, jamais par la réduction de l’accès à l’information.
C’est pourquoi le groupe d’élus de VilleneuveC’Vous demande à M. Lepers de reconsidérer cette décision et de rétablir la retransmission des séances du conseil municipal, dans l’intérêt de tous les Villeneuvois.
𝗔𝘂𝘀𝘁é𝗿𝗶𝘁é 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗼𝘂𝘀, 𝘀𝗮𝘂𝗳 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 é𝗹𝘂𝘀 !
Hier soir, premier conseil budgétaire du mandat. Le maire demande des efforts à tous — aux écoles, aux familles, à la culture, aux agents municipaux. À tous, sauf à ses propres élus, qui se sont augmentés de près de 100 000 € par an.
Deux poids, deux mesures.
→ Le 9 avril, la majorité s’est votée +𝟵𝟴 𝟱𝟰𝟬 €/𝗮𝗻 𝗱’𝗶𝗻𝗱𝗲𝗺𝗻𝗶𝘁é𝘀 (+𝟰𝟲,𝟳 %) : +671 €/mois pour le maire, plus de 300 € pour chaque adjoint. Près de 600 000 € sur le mandat. Ce soir-là, les caisses n’étaient pas vides.
→ Le 23 juin, le ton change : −𝟭𝟲𝟯 𝟬𝟬𝟬 € retirés aux services (écoles, propreté, état civil), tarifs de la culture en hausse 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’à +𝟭𝟳,𝟲 % au théâtre jeune public, forfait famille supprimé, facture alourdie pour les écoles et les associations.
→ Et aux agents municipaux, en grève le 11 juin, on refuse les 𝟱𝟬𝟬 € qu’ils réclamaient — seize fois moins que ce que le maire s’est accordé pour lui seul.
Pour les services, les familles et les agents : le rabot.
Pour les indemnités des élus : le tapis rouge.
𝗨𝗻 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲, 𝗰𝗼𝗿𝗿𝗶𝗴é 𝗲𝗻 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲.
Brandi avant l’élection comme preuve de « bonne gestion », le budget 2026 est rectifié une fois les électeurs rentrés chez eux : −𝟭𝟵𝟳 𝟬𝟬𝟬 € de recettes surestimées et 𝟭,𝟰𝟲 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗲𝘂𝗿𝗼𝘀 d’investissement annulé ou repoussé. Le motif, écrit noir sur blanc dans le rapport de la majorité : « ne pas modifier les ratios de pilotage présentés au budget primitif ». On coupe non par nécessité, mais pour préserver l’affichage.
Pendant ce temps, la dette bondit de 𝟮𝟮,𝟯 à 𝟮𝟵,𝟲 𝗠€ en une seule année — celle qui précédait l’élection. On a beaucoup dépensé avant le scrutin ; la facture n’arrive qu’après.
𝗨𝗻 𝗺𝗮𝗻𝗱𝗮𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗮𝘀.
Saint-Cyr, le boulevard au pied de la tour de Pujols, le boulevard de la Marine prolongé jusqu’à la Cale, la jeunesse érigée en « priorité du mandat »… Trois mois ont passé. Lequel de ces projets a seulement commencé ?
Le seul chantier visible de ce début de mandat, c’est celui des économies. La seule véritable nouveauté, l’augmentation des élus. Et tandis qu’on annule 1,46 million d’investissement, des écoliers ont dû être déplacés en pleine canicule et des parents de Jules-Ferry en sont réduits à lancer une cagnotte pour climatiser une classe.
C’est pourquoi notre groupe a voté 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 ce budget supplémentaire.
VilleneuveC'Vous!, le 24 juin 2026
Pourquou on a voté contre le budget 2026 ?
4,7 %. C’est la marge réelle de l’agglomération une fois la dette remboursée. Ce soir, on a voté contre le budget 2026. Voici pourquoi.La majorité affiche 12,2 % d’épargne. C’est leur chiffre. Mais une fois qu’ils remboursent leur dette, il reste 4,7 % de marge réelle. La dette de l’agglomération a augmenté de 30 % depuis 2019 et ils empruntent encore 9,5 millions ce soir. On ne change pas une trajectoire en la prolongeant.Sur le camping de Pujols : le Tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire d’Alpha Camping début avril. La CAGV reprend tout en urgence avant la saison. Sauf que le rapport officiel présenté en conseil en novembre dernier montrait déjà une perte de 204 000 € sur l’année 2024. Ce n’était pas une surprise. C’était une alerte. Elle n’a pas été entendue. Sur l’hôpital Saint-Cyr : la CAGV acquiert, par l’intermédiaire de l’EPFL Nouvelle-Aquitaine, le site de l’ancien hôpital Saint-Cyr. Mais dans ce budget 2026, pas un euro pour le projet. Pas une étude. Pas une ligne. Des hectares de bâtiments dégradés, un incendie en 2021, et aucun projet défini. Ce type de situation a coûté des millions à d’autres collectivités. On ne souhaite pas ça à Villeneuve.Sur la santé : toujours pas de centre de santé en vue, malgré les promesses. 194 500 € d’aides incitatives, c’est bien. Un médecin aidé, c’est utile. Mais il peut repartir trois ans après. Un centre de santé, lui, reste et structure une offre durable. On continuera à jouer notre rôle et à poser les questions qui dérangent. C’est ça, l’opposition.
